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Les Camélias de mon jardin... Février 2008




PONT-AVEN
Le temps et court.
Malgré les années
qu'on moissonne,
Les cheveux gris qui s'additionnent,
On reste quelque part en dedans,
Toujours aussi jeune qu'avant,
Quand on atteint la soixantaine...
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Malgré l'apparente
faiblesse,
Un accordéon de tendresse,
Remplit nos coeurs silencieux,
Et met des larmes dans nos yeux.
Quant on atteint la soixantaine...

Un enfant qui
sourit,
Et nous voilà conquis !
Malgré un passé qui s'étire,
Malgré l'avenir qui soupire,
On garde toujours dans ses mains,
Tout ce qu'on a glané de pain,
Aux abords de la soixantaine...

Toutes les saisons
que l'on donne,
Toutes les amours qu'on pardonne,
Font de nous des gens plus heureux,
Des assoiffés d'un peu de bleu,
Comme autrefois, à la vingtaine...

Avec une infinie
sagesse
On distribue force largesses,
On voudrait arrêter le temps,
Vivre sa vie par en avant,
Pour oublier la soixantaine...

Dans un chant qui
frémit,
On s'accroche à la vie !
Dans la grande valse du monde,
Où tant de beautés surabondent,
Qu'est-ce donc qu'une année de plus,
Au calendrier des vertus
Quand on n'a que... la soixantaine !

Camelia
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