Diamant du Cœur

Publié le par camelia

Diamant du Cœur

 

Tout amoureux, de sa maîtresse,

Sur son coeur ou dans son tiroir,

Possède un gage qu'il caresse

Aux jours de regret ou d'espoir.

 

L'un d'une chevelure noire,

Par un sourire encouragé,

A pris une boucle que moire

Un reflet bleu d'aile de geai.

 

L'autre a, sur un cou blanc qui ploie,

Coupé par derrière un flocon

Retours et fin comme la soie

Que l'on dévide du cocon.

 

Un troisième, au fond d'une boîte,

Reliquaire du souvenir,

Cache un gant blanc, de forme étroite,

Où nulle main ne peut tenir.

 

Cet autre, pour s'en faire un charme,

Dans un sachet, d'un chiffre orné,

Coud des violettes de Parme,

Frais cadeau qu'on reprend fané.

 

Celui-ci baise la pantoufle

Que Cendrillon perdit un soir;

Et celui-ci conserve un souffle

Dans la barbe d'un masque noir.

 

Moi, je n'ai ni boucle lustrée,

Ni gant, ni bouquet, ni soulier,

Mais je garde, empreinte adorée,

Une larme sur un papier :

 

Pure rosée, unique goutte,

D'un ciel d'azur tombée un jour,

Joyau sans prix, perle dissoute

Dans la coupe de mon amour !

 

Et, pour moi, cette obscure tache

Reluit comme un écrin d'Ophyr,

Et du vélin bleu se détache,

Diamant éclos d'un saphir.

 

Cette larme, qui fait ma joie,

Roula, trésor inespéré,

Sur un de mes vers qu'elle noie,

D'un oeil qui n'a jamais pleuré !

 

             Camelia

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Publié dans poème

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S
Un petit coucou avant de fermer mes paupières.Et pour te dire que j'ai eu la surprise d'être choisie par "Satine" pour cette plume de poète.A mon tour de choisir 7 amis(es) blogueurs et je te mets sur ma liste.J'espère que tu n'y vois pas d'inconvénientBises de la nuitSurfingmoune
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L
quel magnifique poème, c'est lui qui est un beau diamant du coeur ;-)Bonne journée ^^
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C
Un petit coucou avant d'aller chez mes parentsBisous
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L
LA ROSEE<br /> Le sylphe matinal qui verse la rosée, trop amoureux du lîs, oublia ce matin de baigner l' humble fleur demi-morte et brisée qu' une larme du ciel ranimerait soudain. Comme fait un amant avec sa fiancée, à quelque muse triste ayant donné la main, cherchant l' ombre et la paix, pied lent, tête baissée, un poëte le soir traversa le chemin.<br /> Soit amour mal éteint, soit douleur mal fermée, il pleurait en marchant sous l' ombreuse ramée ; une larme tomba de ses yeux sur la fleur, sur la fleur demi-morte au pied du lis superbe, et qui reprit bientôt, parmi ses soeurs de l' herbe son arome champêtre et ses vives couleurs. 1844.<br /> <br /> Murger, Henry (1822-1861). Les nuits d'hiver<br /> bon dimanche! Bisous
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L
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