Un corse

Publié le par camelia

Un corse

 

Un corse est embauché par une société d'autoroute.
 On lui propose de peindre des bandes blanches

tout le long de l'autoroute.
 Il accepte.  
 1er jour : il fait 100 mètres de ligne blanche.
 2ème jour : il fait 50 mètres
 3ème jour : il fait 25 mètres
 4ème jour : il fait 10 mètres
 Le 5ème jour, le chef vient le voir et lui dit :
 OK, pour le premier jour..

100 mètres c'est pas tellement,
 mais ça passe.
 Mais les jours suivants, pourquoi as-tu diminué

les mètres ?
 L'autre lui répond :

- Chef, plus j'avance et plus le pot de peinture

est loin...

Publié dans histoire

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camelia 07/11/2009 19:59


COUCOU....BISOUS



Linda et Picasso ::0071::0079:: 07/11/2009 18:38


La Pluie





Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
Infiniment, la pluie,
La longue pluie,
La pluie.

Elle s'effile ainsi, depuis hier soir,
Des haillons mous qui pendent,
Au ciel maussade et noir.
Elle s'étire, patiente et lente,
Sur les chemins, depuis hier soir,
Sur les chemins et les venelles,
Continuelle.

Au long des lieues,
Qui vont des champs vers les banlieues,
Par les routes interminablement courbées,
Passent, peinant, suant, fumant,
En un profil d'enterrement,
Les attelages, bâches bombées ;
Dans les ornières régulières
Parallèles si longuement
Qu'elles semblent, la nuit, se joindre au firmament,
L'eau dégoutte, pendant des heures ;
Et les arbres pleurent et les demeures,
Mouillés qu'ils sont de longue pluie,
Tenacement, indéfinie.

Les rivières, à travers leurs digues pourries,
Se dégonflent sur les prairies,
Où flotte au loin du foin noyé ;
Le vent gifle aulnes et noyers ;
Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps,
De grands boeufs noirs beuglent vers les cieux tors ;

Le soir approche, avec ses ombres,
Dont les plaines et les taillis s'encombrent,
Et c'est toujours la pluie
La longue pluie
Fine et dense, comme la suie.

La longue pluie,
La pluie - et ses fils identiques
Et ses ongles systématiques
Tissent le vêtement,
Maille à maille, de dénûment,
Pour les maisons et les enclos
Des villages gris et vieillots :
Linges et chapelets de loques
Qui s'effiloquent,
Au long de bâtons droits ;
Bleus colombiers collés au toit ;
Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre,
Un emplâtre de papier bistre ;
Logis dont les gouttières régulières
Forment des croix sur des pignons de pierre ;
Moulins plantés uniformes et mornes,
Sur leur butte, comme des cornes

Clochers et chapelles voisines,
La pluie,
La longue pluie,
Pendant l'hiver, les assassine.

La pluie,
La longue pluie, avec ses longs fils gris.
Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,
La longue pluie
Des vieux pays,
Éternelle et torpide !


 




Auteur : Emile Verhaeren (1855-1916)






Mamy ANNICK 07/11/2009 14:14


merci pour ton message suite aux problèmes de santé de papa ; étant réaliste que tout ne va pas revenir, je vais avec les miens l'entourer au maximum, et revenir ici sur le blog, c'est mon endroit
d'oubli ....encore merci (je m'excuse ceci est un copier/coller)
bisous d'amitié ANNICK


bacotte 06/11/2009 21:56


kk comen va. passe une bonne soiree. bisou